Thématique: Climat

La sobrieté, nouveau moteur de la transformation des entreprises

Environnement et entreprises : 2025 et au-delà.
La sobriété, nouveau moteur de la transformation des entreprises, sujets des interventions et tables rondes lors de l’événement organisé hier par l’association française des Entreprises pour l’Environnement (EPE) et qui s’est tenu au Conseil économique social et environnemental.

Face aux limites planétaires désormais franchies dans plusieurs domaines et aux effets rebond qui freinent l’impact réel des seuls gains d’efficacité, la sobriété émerge comme une condition indispensable de la transition écologique. Loin d’un renoncement, elle devient une stratégie proactive visant à consommer moins, mieux, et autrement, pour garantir un développement soutenable à long terme. La publication souligne que la sobriété, complémentaire à l’efficacité et à l’économie circulaire, permet d’atteindre un découplage entre croissance économique et pression sur les ressources.

Raphaëlle Duchemin, journaliste a introduit les différentes interventions :
–  Co-construction des solutions par Thierry Beaudet, Président du Conseil économique social et environnemental
– Nouvelle ère géopolitique, relocalisation du monde : l’atout de la transition écologique, par Cyrille Coutansais, Directeur du département recherches du Centre d’études stratégiques de la Marine (CESM)
– La sobriété, nouveau moteur de la transformation des entreprises, avec Isabelle Spiegel, Vice-Présidente environnement de VINCI
– Dialogue entreprises-parties prenantes sur la sobriété avec Yannael Billard, Groupe ADP, Priscille de La Tour, Sanofi et Albert RITZENTHALER CFDT
– Sobriété des offres et modes de vie avec Olivier GRESLE, Engie, Olivier Rossinelli, Agilauto et Léna Spinazzé, IDDRI.

« Même si l’innovation joue un rôle clé dans les solutions à développer pour la transition environnementale, le seul progrès technologique ne suffira pas. Il nous faut associer sobriété et technologie pour vivre décemment dans les limites planétaires. La sobriété incite les entreprises à repenser profondément leurs modes de production et de rémunération, en mettant la fonctionnalité au centre de leurs choix. Elle implique des modèles économiques à impact environnemental et social réduit, voire positif, pérennes sur le temps long, pour un nouveau modèle de société à la fois résilient, compétitif et durable. Ce travail montre qu’une dynamique nouvelle s’est enclenchée chez les grandes entreprises et doit maintenant passer à l’échelle dans les chaînes de valeur. » déclare Isabelle Spiegel, Présidente de la Commission Changement Climatique de l’association et Directrice environnement, VINCI.

« Pour être acceptée et produire des résultats positifs pour tous, la sobriété ne peut être subie. Elle doit être construite collectivement, inscrite dans la stratégie des entreprises et partagée avec l’ensemble de leurs parties prenantes », souligne Ken Guiltaux, Responsable Climat & Achats, EPE.

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Face aux limites planétaires désormais franchies dans plusieurs domaines et aux effets rebond qui freinent l’impact réel des seuls gains d’efficacité, la sobriété émerge comme une condition indispensable de la transition écologique.

Cette parution dresse un panorama riche et concret des pratiques de sobriété mises en œuvre par une trentaine de grandes entreprises françaises et internationales.

En partenariat avec l’ADEME

Ce guide vise à aider les entreprises à se saisir de la question de l’adaptation au changement climatique, une démarche essentielle pour garantir la pérennité et la continuité de leurs activités.

Il montre, à travers le témoignage de 30 entreprises françaises, qu’il est possible et nécessaire de s’engager dans une démarche d’adaptation quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité.

Structuré selon la logique d’un parcours d’adaptation, le guide présente des exemples d’actions d’adaptation, de diagnostic, d’élaboration de stratégie et de processus de suivi et évaluation, ancrés dans l’expérience concrète des entreprises témoins. Il fournit également des éléments théoriques et méthodologiques aidant à mieux comprendre les enjeux et à identifier les bonnes pratiques et les outils à mobiliser tout au long du parcours.

En partenariat avec l’ADEME

Ce guide vise à aider les entreprises à se saisir de la question de l’adaptation au changement climatique, une démarche essentielle pour garantir la pérennité et la continuité de leurs activités.

Il montre, à travers le témoignage de 30 entreprises françaises, qu’il est possible et nécessaire de s’engager dans une démarche d’adaptation quelle que soit sa taille ou son secteur d’activité.

Structuré selon la logique d’un parcours d’adaptation, le guide présente des exemples d’actions d’adaptation, de diagnostic, d’élaboration de stratégie et de processus de suivi et évaluation, ancrés dans l’expérience concrète des entreprises témoins. Il fournit également des éléments théoriques et méthodologiques aidant à mieux comprendre les enjeux et à identifier les bonnes pratiques et les outils à mobiliser tout au long du parcours.

Fin 2015, l’Accord de Paris entérinait l’objectif de « parvenir à un équilibre entre les émissions anthropiques par les sources et les absorptions anthropiques par les puits de gaz à effet de serre au cours de la deuxième moitié du siècle, sur la base de l’équité, et dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté ».

Depuis lors, la neutralité carbone s’est imposée comme l’objectif majeur à atteindre pour maîtriser les changements climatiques en cours et préserver les sociétés humaines de ses effets, et a été repris par de nombreux pays, organisations et entreprises. Pour ces dernières, la transition vers la neutralité carbone implique des questionnements et des transformations majeures.

Au cours des dernières années, les membres d’EPE réunis au sein de la Commission Changement climatique ont travaillé dans leurs entreprises pour bâtir leurs stratégies individuelles de décarbonation. Cette publication formalise ainsi les interrogations soulevées, vise à donner des pistes de solutions, souvent évolutives, et des retours d’expériences de mise en place de stratégie climat par les entreprises : comment agir à son échelle ? Seul ou avec qui et comment ? À quelles difficultés s’attendre et comment les surmonter ?

Cet ouvrage s’adresse aux entreprises qui souhaitent lancer ou accélérer leur démarche vers la neutralité carbone ainsi qu’à leurs parties prenantes de toutes sortes, elles-mêmes concernées, et voulant agir sur les aspects et difficultés systémiques de cette transition.

L’étude ZEN 2050 est une exploration, par un groupe d’entreprises de tous les secteurs, de la faisabilité de la neutralité carbone de la France en 2050, au sens de l’équilibre entre les émissions du territoire français métropolitain et les absorptions de ses puits de carbone.

C’est une étude ambitieuse et originale car elle intègre les dimensions physiques, techniques, économiques et sociologiques de façon cohérente et plausible. Ce n’est donc ni une prévision, ni un engagement d’entreprises, ni une prescription normative. Elle se conclut par une proposition faite par ces entreprises aux autres composantes de la société, grand public, pouvoirs publics et acteurs économiques, et une invitation à définir ensemble des actions pour engager la transformation :
– Atteindre la neutralité carbone en 2050 est possible ; cela nécessite des changements sans précédent de nos modes de vie comme de nos usages des énergies et technologies pour réduire nos émissions.
– Cette neutralité est compatible avec des modes de vie diversifiés et confortables ainsi qu’avec la croissance économique et la création d’emplois.
– Elle est réalisable, si tous les acteurs, pouvoirs publics, entreprises et citoyens, l’acceptent et décident ensemble d’engager au plus tôt la transformation.

Pour limiter le réchauffement climatique, la France devra considérablement réduire ses émissions de gaz à effet de serre dans les trente ans à venir. Jusqu’où devrons-nous changer nos modes de vie ? Comment les changer ?

EPE, avec la participation de grandes entreprises, a piloté l’étude ZEN 2050 (Zéro Emission Nette de carbone) qui explore la faisabilité de la neutralité carbone à l’horizon 2050 et les actions à mener dès aujourd’hui par entreprises, pouvoirs publics et individus, pour la rendre possible.

Dans son numéro de septembre 2019, We Demain publie un supplément qui illustre ce que cela veut dire concrètement, pour nous tous, et fait réagir des personnalités à ses conclusions.

Alimentation, habitat, mobilité, tourisme, publicité, il va donc falloir changer nos habitudes et nos modes de vie.
Plusieurs personnalités représentant la société civile, les politiques, les entreprises, prennent la parole pour expliquer les rôles et responsabilités de chacun, comment nous pouvons affronter cette transformation… et l’accomplir.

L’évaluation des émissions directes et indirectes des entreprises a fortement progressé ces dernières années. Elle permet aux parties prenantes de l’entreprise de mieux connaître ses émissions de gaz à effet de serre et à l’entreprise de les réduire. Mais ces bilans d’émissions ne traduisent pas l’intérêt des solutions fournies par l’entreprise. Calculer et communiquer les émissions évitées par les solutions qu’elle propose permet à l’entreprise de documenter sa contribution à la réduction d’émissions.

Les émissions évitées permettent d’abord à l’entreprise de se positionner comme un acteur qui contribue positivement à la lutte contre le changement climatique. L’entreprise complète son reporting climat au-delà de ses impacts pour l’élargir à son influence sur d’autres acteurs, et en particulier ses clients. Cette information permet aux investisseurs, actionnaires et assureurs de mieux comprendre comment l’entreprise intègre la question du climat. Pour les clients, la connaissance des émissions évitées par leurs décisions permet d’intégrer le changement climatique dans leurs critères d’achat et dans leurs choix d’investissement. Cependant, évaluer les émissions évitées et communiquer sur ce sujet peut présenter des risques. En l’absence d’une méthodologie robuste et partagée, les résultats présentés par les entreprises peuvent paraître imprécis et difficilement comparables, voire trop optimistes. Les entreprises d’EPE ont donc souhaité élaborer des lignes directrices claires et partagées pour pouvoir, quand elles le jugent utile, estimer et communiquer les émissions que permettent d’éviter leurs solutions.

Les entreprises, conscientes des risques liés au changement climatique et à la transition bas-carbone, de l’efficacité des mécanismes de prix du carbone dans les politiques de décarbonation et du rôle important qu’elles ont à jouer, sont attentives à cette dynamique voire y contribuent activement. Le développement d’outils de tarification volontaire en témoigne. Le prix interne du carbone est une valeur que l’entreprise se fixe volontairement pour internaliser le coût économique de ses émissions de gaz à effet de serre.

Il s’agit à la fois d’un outil de soutien à la stratégie de décarbonation de l’entreprise et d’un instrument de gestion des risques. Le prix interne du carbone permet en effet de rendre la stratégie globale de l’entreprise plus résiliente aux politiques climatiques règlementaires et plus favorable aux réductions d’émissions. De nombreuses entreprises, notamment parmi les membres d’EPE, se sont lancées dans cette démarche pour réduire efficacement leurs émissions, montrer leur engagement pour la transition bas-carbone et se prémunir contre les risques de cette transition. À partir de leur expérience en la matière, une démarche méthodologique de mise en œuvre du programme de prix du carbone interne est proposée dans cette publication.

Les travaux parus en 2014, qu’ils soient l’œuvre des scientifiques du GIEC ou des économistes du New Climate Economy, montrent qu’il est possible de lutter contre le changement climatique sans pour autant renoncer à la croissance économique. Cela s’applique aussi bien aux pays en développement qui ne veulent pas renoncer à la croissance promise qu’aux pays développés qui craignent de devoir remettre en cause leurs modes de vie.

Se placer sur une trajectoire d’émissions de gaz à effet de serre qui permette de limiter le réchauffement climatique à 2 °C d’ici la fin du siècle demande néanmoins une réponse de grande ampleur, immédiate et coordonnée de l’ensemble des acteurs économiques et politiques.

Les entreprises engagées, de toutes tailles, innovent et développent des solutions technologiques, organisationnelles et financières pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux conséquences du changement climatique. Elles font évoluer leurs stratégies, leurs modèles économiques pour répondre à ces nouveaux enjeux. Ce sont ces solutions qui sont présentées dans la publication « Stratégies des entreprises pour le climat ».