Les travaux menés avec les entreprises membres d’EPE ces quatre dernières années dans la Commission Santé-Environnement ont permis de mettre en évidence les leviers et limites liés à la réduction de l’exposition aux pollutions issues des activités industrielles des entreprises et de leurs produits et services.
Une approche holistique du type One Health ou nexus semble être la plus efficace et durable pour améliorer à la fois la santé
humaine, animale et des écosystèmes.
Issu de quatre années de travaux menés au sein de la Commission Santé-Environnement d’EPE, ce rapport met en lumière les leviers d’action des entreprises pour réduire l’exposition aux pollutions issues des activités industrielles et promouvoir des approches intégrées conciliant santé humaine, protection des écosystèmes et performance économique.
La pollution constitue aujourd’hui l’une des premières causes de mortalité évitable dans le monde, avec près de 9 millions de décès prématurés par an, tandis que 75% des maladies émergentes sont liées à des facteurs environnementaux. Face à ces constats, les entreprises sont appelées à jouer un rôle central dans la réduction des pollutions issues de leurs activités, de leurs produits et de leurs chaînes de valeur.
Les travaux menés par EPE montrent que les réponses les plus efficaces reposent sur des approches holistiques, inspirées notamment du concept One Health ou des approches dites nexus, qui prennent en compte simultanément les interactions entre santé humaine, biodiversité, climat, eau et alimentation.
Ces approches permettent de mieux anticiper les risques et de construire des solutions plus durables et plus résilientes.
Chaque année, la pollution de l’air est la cause de 6,7 millions de décès prématurés dans le monde. En France, pour la période 2016-2019, 40 000 décès par an étaient attribuables à une exposition des personnes âgées de 30 ans et plus aux particules fines (PM2,5). Au-delà de ses effets sanitaires, la pollution atmosphérique affecte tout le vivant et ses effets sont aggravés par le changement climatique.
Les acteurs économiques sont ainsi de plus en plus confrontés à ces questions autour et sur leurs sites industriels, pour les transports qu’ils génèrent, mettent sur le marché ou utilisent, dans l’aménagement urbain, mais également vis-à-vis de leurs employés. Comment les entreprises peuvent-elles contribuer à améliorer la qualité de l’air extérieur ? Comment concilier ce sujet avec la décarbonation de leurs activités ? Comment coopèrent-elles avec les pouvoirs publics sur ces sujets ?
Légers, solides, peu coûteux, dotés de propriétés mécaniques et esthétiques remarquables, les plastiques sont devenus l’alternative privilégiée à d’autres matériaux dans de nombreux secteurs clés (médical, bâtiments, énergies, transports, agroalimentaire…). En 70 ans, leur production est passée de 2 millions à 438 millions de tonnes par an et pourrait encore doubler d’ici 2050.
Cependant, leur composition et leurs propriétés particulières en font des matériaux persistants et mobiles, problématiques pour l’environnement et la santé.
Les acteurs économiques sont donc de plus en plus attentifs à cet enjeu : comment les entreprises peuvent-elles, individuellement et collectivement, faire évoluer leurs pratiques et lever les obstacles dans la lutte contre la pollution plastique.
Issue des travaux menés en 2023 par une quarantaine de grandes entreprises au sein de la Commission Santé-Environnement d’EPE, cette publication offre une synthèse des connaissances acquises sur le sujet et des solutions déployées par les membres, illustrées par une quinzaine de témoignages d’entreprises et de parties prenantes.
Devenue un enjeu de santé publique depuis une vingtaine d’années, la question de la qualité de l’air intérieur (QAI) est une préoccupation croissante parmi la population, les sphères scientifiques, les pouvoirs publics et les entreprises, notamment depuis l’épidémie de la Covid-19. En France, le coût socio-économique de la pollution de l’air intérieur dépasserait les 19 milliards d’euros par an. De plus, la gestion de la QAI interfère avec d’autres enjeux, dont la performance énergétique et l’empreinte environnementale de nos bâtiments et transports.
La question du changement climatique a aussi fait irruption dans la perception du sujet. La réduction des émissions demande une meilleure isolation des bâtiments et pose ainsi des questions nouvelles en matière d’aération. Les entreprises sont confrontées à ces questions à la fois comme productrices et utilisatrices de substances variées dans leurs activités, et comme hôtes de leurs collaborateurs ou clients dans les locaux ou les véhicules.
Au sein de la commission Santé-Environnement d’EPE, près de quarante grandes entreprises ont échangé ces dernières années, entre elles ainsi qu’avec leurs parties prenantes, pour comprendre et répondre aux enjeux sanitaires, environnementaux et économiques liés à la qualité de l’air intérieur. Cette publication fait un point d’étape sur les connaissances acquises et les travaux menés au sein de cette commission et par les entreprises pour identifier de bonnes pratiques et accélérer les actions d’amélioration de la qualité de l’air intérieur.

La mondialisation de l’économie et la diffusion massive des biens de consommation ont eu pour effet d’augmenter la longueur des chaînes de valeur, rendant difficiles mais indispensables la traçabilité des produits et une meilleure connaissance de la composition et des impacts des composants et substances.
Les consommateurs, quant à eux, tiennent de plus en plus compte de ces enjeux. Selon les enquêtes récentes menées par le CREDOC, l’année 2019 a vu une forte hausse des préoccupations environnementales. 25 % des Français interrogés citent la dégradation de l’environnement comme l’une de leurs deux préoccupations principales (+17 points depuis 1999).
Partant de ces constats, 18 entreprises membres d’EPE ont souhaité partager dans cette publication leurs méthodes, actions et solutions pour gérer les enjeux liés à la santé environnementale. Des experts ont éclairé les débats et les échanges de bonnes pratiques.
L’érosion de la biodiversité comme le dérèglement climatique sont devenus des sujets de conversation courante et de préoccupation ; si certains s’estiment impuissants face à ces problèmes mondiaux, beaucoup trouvent que les entreprises pourraient y apporter des solutions, et que c’est à elles de les résoudre.
Pour une entreprise, parler d’environnement à ses clients devient alors un élément de réponse à cette attente et peut être intéressant, soit parce que cela réduit certains risques, soit parce que cela ouvre de nouvelles opportunités. C’est en tout cas un signe que l’entreprise assume sa responsabilité vis-à-vis de l’environnement. Encore faut-il le faire de façon bien travaillée, avec des outils bien choisis et dans un registre juste, adapté à des attentes parfois non formulées ou contradictoires, en direction de publics ayant des degrés d’intérêt et une réceptivité très contrastés.
Cette publication recueille l’expérience et les bonnes pratiques des membres d’EPE en matière de dialogue avec les parties prenantes sur l’environnement et la santé. Ponctuée de regards d’experts sur l’importance du dialogue sur des sujets tels que les risques émergents, les nuisances ou encore la prévention des risques industriels, elle a pour vocation d’encourager l’ensemble des entreprises à plus d’ouverture et de transparence.
Le dialogue avec les parties prenantes va bien au-delà des relations avec les riverains ou associations de défense de l’environnement. Les entreprises ont de nombreuses parties prenantes, chaque catégorie a son approche des sujets, ses enjeux et ses besoins dans le dialogue avec l’entreprise. Comment concilier l’exigence de cohérence des messages de l’entreprise et le besoin de s’adapter à chacun de ces interlocuteurs ?

Depuis une vingtaine d’années, la surveillance biologique des expositions (SBE) à des substances chimiques (métaux, solvants, pesticides,…) présentes dans l’environnement de travail est reconnue en France comme l’une des méthodes de gestion du risque chimique, complémentaire, notamment, des mesures de protection collectives et individuelles préconisées par l’entreprise. Cette SBE peut être définie comme « l’identification et la mesure des substances de l’environnement de travail, de leurs métabolites ou des effets biologiques précoces qu’elles induisent, dans les tissus, les excreta, les sécrétions ou l’air expiré des personnels exposés, pour évaluer l’exposition et les risques pour la santé, en comparant les valeurs mesurées à des références appropriées « . Elle relève toujours d’une approche médicale.
Parallèlement s’est développée une surveillance biologique de l’environnement définie, en 2002, par Garrec et Van Haluwyn, comme suit : « L’utilisation des réponses à tous les niveaux d’organisation biologique (moléculaire, biochimique, cellulaire, physiologique, tissulaire, morphologique et écologique) d’un organisme ou d’un ensemble d’organismes pour prévoir et / ou révéler une altération de l’environnement et pour en suivre l’évolution ».
Il a semblé intéressant aux entreprises membres d’EPE de partager leurs expériences et leurs pratiques de ces sujets encore novateurs et de publier un document traitant de ces deux approches en y incluant la SBE des riverains des sites industriels.
Cette brochure est issue des échanges qui ont eu lieu entre 2007 et 2009 ; les travaux ont fait appel aux compétences des membres mais aussi à des expertises externes. Le document final a pour vocation de faire partager les meilleures pratiques des membres en matière de SBE, qu’elles concernent la SBE professionnelle ou qu’elles s’appliquent aux riverains ou à l’environnement.

Hygiène, sécurité, détection et prévention des risques, gestion des expositions, des postures : la très grande majorité des entreprise mène depuis longtemps des actions en vue de protéger la santé de leur personnel.
Une entreprise a en effet la responsabilité de gérer, avec l’aide de partenaires internes et externes, les risques sanitaires que son activité peut faire peser sur son personnel. Cela implique d’identifier ces risques, de les évaluer, de mettre en place les actions de réduction appropriées, de mesurer les résultats ; ceci dans une démarche itérative.
Pour assumer cette responsabilité, la connaissance de la santé du personnel est précieuse si elle est assez détaillée et approfondie : elle permet de repérer des pathologies et des risques faibles, avant que leurs conséquences ne soient trop aiguës. Or cette connaissance est souvent partielle ou tardive.
L’objet de ce document est donc de présenter avec quels objectifs, et de quelle manière, une entreprise peut se mettre en capacité de connaître et suivre en profondeur l’état de santé des hommes et femmes qu’elle emploie. Cette connaissance est le premier pas d’une démarche complète, mais sa qualité conditionne la pertinence des actions jugées prioritaires dans un plan de prévention et précaution.





