Thématique: Océan

PETIT-DEJEUNER A BORD DE TARA

A l’occasion de l’amarrage de la Goélette de la Fondation TARA à Paris, EpE a organisé un échange à bord à l’intention de ses membres.

En compagnie de Romain Troublé, Directeur général de la Fondation Tara Océan, et d’André Abreu de Almeida, Directeur des affaires internationales, les participants ont pu débattre des grands défis actuels de l’océan et notamment de sa géopolitique de l’environnement. Ce terrain privilégié du multilatéralisme a en effet récemment été le creuset de grands accords : entrée en vigueur du traité de gouvernance de la haute mer BBNJ, accord à l’OMC sur les subventions néfastes à la pêche, accord à l’OMI sur un mécanisme tarifaire pour les carburants. D’autres sujets sont encore en négociation comme le traité global sur le plastique ou l’exploitation des grands fonds marins.
 
Les discussions ont notamment porté sur les enjeux de déclinaison opérationnelle de ces accords. La COP-1 Océan aura en effet lieu à New York fin 2026 et entamera les négociations sur les modalités d’instauration des AMP (aires marines protégées) en haute mer ainsi que les modalités de leur financement et de la redistribution des bénéfices économiques tirés de l’exploitation des ressources marines.
 
Côté pollution, malgré l’absence d’accord sur le traité plastique à Genève à l’été 2025, les discussions entre Etats ont permis de réels progrès et de mettre les enjeux de toxicité et de réduction des volumes aux centres des débats. Au-delà, les pollutions chimiques sont un défi croissant, si certaines solutions existent, elles ont en effet un coût et ne sont pas parfaites.
 
L’accueil de la Conférence des Nations unies sur l’océan en juin à Nice a été un accélérateur certain de la prise de conscience et de la mobilisation des acteurs. Celles-ci seront encore clés dans les années à venir, l’océan joue le rôle de régulateur global du climat et de réservoir mondial de biodiversité.

Retour sur la 3e Conférence des Nations unies sur l’Océan (UNOC)

Depuis 2022, la Commission Océan d’Entreprises pour l’Environnement (EPE) mène une réflexion collective avec ses membres sur la mesure, afin de mieux connaître pour agir durablement en mer et sur le littoral. Réunis autour de ce groupe de travail, EPE et une vingtaine de membres ont embarqué pour le Blue Economy and Finance Forum (BEFF) et l’UNOC à Monaco puis à Nice.

Des entreprises mobilisées pour l’océan :
▶️ Plus de 80 organisations, dont 55 entreprises (AXA, EDF, ENGIE, ERM, Séché Environnement, SUEZ, VEOLIA), ont signé l’Appel à l’action commun des entreprises « Terre et mer, une connexion vitale pour une économie prospère et résiliente ». Cet appel a été lancé le 8 juin lors du BEFF par Sanda Ojiambo, Sous-Secrétaire générale chargée du Pacte mondial des Nations Unies. EPE est fier d’y avoir contribué, aux côtés d’autres réseaux internationaux (International Chamber of Commerce, World Economic Forum, We Mean Business Coalition, Business for Nature, United Nations Global Compact Pacte mondial de l’ONU – Réseau France mondial Mouvement des Entreprises de France)

▶️Table ronde « De Nice à Belém : maintenir et renforcer la dynamique de protection des océans », une table ronde coorganisée avec le Pacte Mondial Réseau France et Brésil appelant à poursuivre les efforts au-delà de l’UNOC. Avec notamment Sanda Ojiambo (UN Global Compact), Martin Powell (AXA), Francisco Santos (Highgate), Fernando Borenszstein (OceanPact), Gabriela Otero (UN Global Compact Brazil) et David Laurent (Entreprises pour l’Environnement)

▶️ Présentation du recueil « Connaître, Agir, Transformer : actions des entreprises pour l’Océan en mer et à terre ». Alicia Lachaise (EPE) a pu détailler les axes de mobilisation des entreprises pour l’océan sur le plateau de BFM Business, au micro de Guillaume Paul et aux côtés de Guillaume Legrand (Twot), Emmanuel Baudran (AFD) et Ariane Kaploun (AXA Climate).

David Laurent, Entreprises pour l’Environnement, a été invité à présenter les pratiques océan des entreprises au Nice Ocean Business Forum organisé par la Métropole Nice Côte d’Azur.

Vital pour de nombreuses communautés et activités économiques, l’océan se situe à la croisée de multiples usages et rend nombre de services écosystémiques. Toutefois, sous l’effet des pressions exercées par les activités humaines à terre et en mer, ces fonctions se voient fragilisées et doivent être préservées voire restaurées.

À l’approche de la troisième Conférence des Nations unies sur l’Océan en juin 2025, EpE publie un recueil de bonnes pratiques d’entreprises pour l’océan, fruit des travaux menés par sa Commission Océan depuis 2022.
Cette brochure illustre comment les acteurs économiques peuvent concilier trois ambitions :
– s’appuyer sur la science pour prendre des décisions ;
– accélérer et financer les solutions de l’économie bleue ;
– transformer les pratiques des entreprises pour préserver ce milieu fragilisé.

Alors que l’importance de l’océan pour notre société n’a jamais été aussi tangible et son exploitation économique aussi forte, sa préservation s’avère menacée : l’océan se dégrade rapidement sous l’effet du changement climatique, des pollutions, de la surexploitation de ses ressources et de ses services, et de la perte de biodiversité.
Conscientes de ces évolutions, les entreprises membres d’EpE ont mis en commun depuis 2018, dans le cadre de la commission Océan, les connaissances nouvelles et leurs expériences sur ces enjeux.

Cette publication montre la façon dont les entreprises se saisissent de ces enjeux environnementaux, économiques et scientifiques, en les illustrant par leurs bonnes pratiques :
– le premier chapitre traite de l’expansion rapide des activités économiques liées à l’océan et des risques que cette « Blue Acceleration » fait peser sur les services économiques et écosystémiques rendus ;
– le deuxième chapitre aborde le rôle essentiel de la connaissance scientifique et technologique pour la protection des océans ;
 – afin de réduire les impacts des activités existantes sur les milieux marins, le troisième chapitre se concentre sur le développement de solutions connues ou innovantes par les entreprises ;
 – le chapitre final porte sur les mécanismes permettant à ces dernières de faciliter la cohabitation des usages en milieu marin.

Ce travail de réflexion, qui a bénéficié des apports complémentaires d’entreprises, de scientifiques, pouvoirs publics, ONG et acteurs financiers, poursuit trois objectifs :

1. Accroître la prise de conscience au sein du monde économique et de ses parties prenantes des menaces sur la stabilité des océans et des solutions pour les limiter.

2. Contribuer au dialogue entre les entreprises maritimes et non maritimes ainsi qu’avec leurs parties prenantes sur leurs solutions et propositions.

3. Montrer l’existence de solutions technologiques et organisationnelles dont l’adoption large peut contribuer à restaurer un océan sain et productif.