Thématique: Numérique

numÉrique – lancement de publication

Comment concilier intelligence artificielle et sobriété environnementale au sein des entreprises ?
 
C’est ce qu’ont démontré  Marie Sanaa AIT DAOUD, Green IT Manager – DSI, Groupe VINCI, Richard Bury, Président du comité numérique, Entreprises pour l’Environnement (EPE) et Directeur du programme Numérique Responsable, Groupe EDF  et David ROMEYER, Green IT Architecte, Michelin, lors du lancement de l’étude réalisée par Entreprises pour l’Environnement (EpE) « Le pilotage environnemental des projets IT à l’heure de l’IA », à l’occasion du Green Tech Forum.

Face à l’essor exponentiel des usages numériques et de l’IA générative, les entreprises se mobilisent pour mesurer et limiter leurs impacts – consommation d’énergie et d’eau, émissions de gaz à effet de serre, pression sur les ressources…
 
L’étude réalisée par EPE montre que les entreprises n’attendent pas pour agir :
• 2/3 des entreprises du panel interrogé évaluent déjà les émissions de GES liées à leurs projets IT,
• la moitié des répondants ont intégré ou sont sur le point d’intégrer, des critères environnementaux dans les appels d’offres liés à l’IA,
• un intérêt croissant se manifeste pour l’IA frugale.
 
Des initiatives concrètes et inspirantes :
Plusieurs initiatives identifiées témoignent d’une volonté partagée de passer d’une innovation parfois subie à une innovation maîtrisée et responsable.
EDF utilise l’IA pour simuler le comportement des habitants dans leur logement afin de prévoir leur consommation électrique.
Veolia a conçu un assistant IA interne “Secure GPT” optimisé pour limiter sa consommation énergétique et mettre à disposition de tous les collaborateurs des informations fiables, sans risque de perte de confidentialité.
Renault Group intègre des critères d’écoconception numérique dans tous ses appels d’offres.
Société Générale évalue la maturité “Green IT” de ses projets via un simulateur CO2.

« Face à la puissance des acteurs du numérique, il est encourageant de voir les entreprises françaises affirmer leur discernement technologique et leur ambition d’une IA sobre et utile », déclare Richard Bury, Directeur du programme Numérique Responsable du Groupe EDF et Président du comité numérique d’EPE.

Dans un contexte de croissance très rapide des usages du numérique et notamment de l’IA, où les incertitudes technologiques, de marché et géopolitiques restent nombreuses, cette brochure s’appuie sur les travaux et retours d’expériences des membres du Comité numérique d’Entreprises pour l’Environnement, et sur une enquête menée auprès d’entreprises membres d’EPE et de l’Institut du Numérique Responsable (INR) durant l’été 2025.

Si, de même, la compréhension des impacts et des potentiels effets rebonds du numérique reste imparfaite aujourd’hui, l’étude présentée ici permet de partager un certain nombre de bonnes pratiques engagées par les entreprises ainsi que des enseignements, même partiels, afin d’apporter une contribution originale aux réflexions actuelles sur les risques et opportunités de cet essor pour la transition écologique.

En quelques années, la transformation numérique a profondément bouleversé nos modes de vie et le fonctionnement de nos sociétés. Résultant de rythmes d’innovation rapides, ces technologies redéfinissent continuellement nos notions de temps et d’espace et modifient profondément nos façons d’accéder à la connaissance, à l’information et à la consom­mation ; elles transforment nos modes de vie et conditionnent le fonctionnement de nos sociétés dont celui des acteurs économiques.

Bien qu’elles présentent d’importantes opportunités pour les entreprises et que, utilisées à bon escient, elles peuvent contribuer à la préservation de l’environnement et au bien-être des populations, les technologies numériques sont surtout à l’origine de répercussions considérables sur l’environnement. La tendance à l’augmentation du nombre d’utilisateurs, du nombre d’équipements, et à l’intensification des usages du numérique va conduire à une forte augmentation de ses impacts sur l’environnement si rien n’est fait pour les limiter : l’empreinte carbone du numérique français pourrait ainsi augmenter de 60 % d’ici à 2040. Au-delà, des tensions d’approvisionnement en minerais et métaux menacent déjà le développement du secteur.

L’enjeu nouveau pour les entreprises est donc de poursuivre leur transformation numérique tout en réduisant cette empreinte environnementale. Depuis 2020, près de quarante grandes entreprises membres d’EpE dialoguent entre elles et avec leurs parties prenantes autour des liens entre numérique et environnement au sein d’une commission présidée par Gilles Vermot-Desroches, Directeur de la Citoyenneté de Schneider Electric. Des dirigeants et experts rattachés aux Directions du Développement Durable et des Systèmes d’Information y ont partagé les bonnes pratiques de leurs entreprises et ont analysé les conditions pour réduire l’empreinte environnementale du numérique (volet « Green IT ») et en tirer parti pour accélérer leur transition écologique et celle de la société (volet « IT for Green »).

Cette publication présente une synthèse de ces travaux et analyse des cas réels de stratégies et des pratiques de réduction de l’impact du numérique, de mesure de son empreinte environnementale et de ses usages par les entreprises pour accélérer la transition écologique.